20 juillet 2020

Jack Spicer

Jack Spicer, poète américain. Renaissance de San francisco.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Spicer

Publication de ce petit dessin déjà ancien de Jack Spicer, ami et mentor -en alcool ?!- de Brautigan.

En 1953 il est directeur du département de littérature à l'Ecole des Beaux Arts de Californie. Le 7 octobre 1955, il ouvre la “6” Gallery" avec Rexroth et cinq amis peintres, Deborah Remington, John Ryan, Hayward King, David Simpson et Wally Hedrick, galerie au célèbre escalier d'où scanderont les premiers poètes Beat. Jack Spicer se veut être un poète régional, il ne se verra publié que dans la seule Californie.

À partir de la fin des années 1950, son alcoolisme devient de plus en plus voyant avec des retentissements sur sa vie sociale, il peut plus tenir son poste à l’École des Beaux Arts de Californie, il survit comme assistant à l'Université de Stanford. Il meurt à 40 ans.

15 juillet 2020

Down in a hole : Alice, à l'endroit de l'envers. (Projet reporté)



"Down in a hole : Alice à l'endroit de l'envers", travail en cours. 
Reprographie & technique mixte sur canevas. 40x120 cm. OD©2020

Participation à l'Automne photographique en Champsaur 2020Dialogue avec Alice...
8ème édition, Forest-Saint-Julien (Hautes-Alpes) 3 et 4 octobre 2020

Alice est un indice pictural laissé par Lewis Carol… qui cherche, par une technique nouvelle * et par l’accident du motif de la jeune fille, à transpercer l’espace-signal du XIXème siècle, industriel et puritain, dans et par lequel il tente d’exister. 

L'aventure d'Alice interroge le temps non-linéaire et les structures non-verticales. Elle tombe dans le terrier du lapin blanc, ce Metaxu** qui éloigne et rapproche… mais de quoi ? de la femme ? de la société ? de la mort ? de l’heure du beau ou du bonheur *** ?


* Lewis Caroll pose Alice en icône, essence individuelle entre naissance et co-naissance, « indice » d’une féminité romantique… un « cliché », fait artistique (factum), contre les clichés (datum)… En choisissant la photographie, cette technique -manuelle- nouvelle, il indique la « capture » de la « nature réelle » du beau ou du sublime… Ce débat, au combien d’actualité dans l’art, irradie particulièrement dans la peinture, où l’image produite ne l’est plus du tout par « logique des sens », mais -encore- par continuité/contenuïté des idées agencées, très loin de la chute informelle, du chaos géologique, du temps suspendu des villes modernes et des déserts… très loin d’Alice.

** Metaxu / chez Platon, dans le dialogue du Timée, Le metaxu ou metaxy (en grec: μεταξύ) est défini par le personnage de la prêtresse Diotime, comme « intermédiaire » ou au « juste milieu ». Pour Simone Weil, le terme renvoie à ce qui sépare et relie à la fois (comme le mur entre deux prisonniers, qu'ils peuvent frapper pour communiquer entre eux). (Wikipedia).

*** Lewis Caroll souligne par ses images un moment « quantique » de l’humanité : l’enfance ! Un tiers lieu où un non réel créatif lutte avec les données, un monde où la verticalité, la pesanteur, est chamboulée par le tournis d’un colin-maillard, l’éblouissement d’une tête à l’envers au pied du lit. Par là (?),il annonce Einstein, Whitehead, Everett… les nouvelles formes de « réalités » : la photographie donc, mais aussi l’avion qui réduit le temps, le cinéma qui transforme l’espace, l’ordinateur, internet et les intelligences cristallines, les réseaux « organiques » et la peinture qui cherche sa ligne gothique...


Photographie d'Alice Lidell en mendiante
par Lewis Caroll, 1859.


Mise en place d'un processus technique autour de la figure d'Alice.
- Base photographique codée  : Alice Ridell par Lewis Caroll,
- Traitement pictural : recherche de rapports mécaniques intuitifs entre fond et forme, entre lumière et couleurs primaires (bysantines et quadrichromie CMYK),
- Intention : matérialiser la ligne gothique, septentrionale, douée d'une intense vie non organique...
- Media : abstraction non géométrique expressioniste et/ou figurale.




Exposition dédiée à Layne Staley, leader d'Alice in Chains.



Repères : 1790 • Kant / « Critique du jugement » Le beau, le sublime… 1807 • Schelling « Dévoiler l’œuvre d’art en général, quand à son essence, c’est en quelque sorte la faire surgir devant l’œil spirituel. » 1843 • William Turner / « Lumière et couleur, le matin après le déluge, Moïse écrivant le livre de la Genèse ». 1846 • Baudelaire « Le romantisme n’est précisément ni dans le choix des sujets ni dans la vérité exacte, mais dans la manière de sentir. Pour moi, le romantisme est l’expression la plus récente, la plus actuelle du beau. Qui dit romantisme, dit art moderne, c’est-à-dire intimité, spiritualité, couleur, aspiration vers l’infini...». 1950 • Jean Cocteau / Orphée. 1973 • Wim Wenders/ Alice dans les villes. 1992 • Alice in Chains / Groupe Grunge de Seattle / "Down in a hole ".


26 juin 2020

Liliane Giraudon

Liliane Giraudon, une femme née en 1946.
Elle parle sur Culture et ne parle pas le langage obscur de la culture, Liliane Giraudon. Je pense à Macha Dalmon, une bonne compagne de création pour elle se serait, à Marseille, dans le quartier.
"Les femmes interviennent depuis longtemps dans la poésie et je me demande ce que les femmes vont "faire" au poème. "
Femme de la campagne, comme femme de la ville, ouvrière, fraiche émigrée, inculte et chanceuse de l'être, elle évoque Jack Spicer surpris sur son lit de mort par l'idée de mots imposés à lui, malgré lui...

Jack Spicer, un homme né le 30/01/1925.

Jack Spicer, dont j'ai tant peiné à dessiner le portrait. Un des mentor de Richard Brautigan, mort de son alcoolisme, dans un ascenseur, vers la cinquantaine comme Brautigan et le même jour : un 30 janvier !

23 juin 2020

Une ligne (gothique)

Exposition à la Maison de Pays du Valgo à Saint-Firmin et à La Maison du Parc des Ecrins 
de La Chapelle pendant tout l'été et en août à Villard Loubiere.


Une ligne (gothique) que je commence à définir plus clairement... De Beccafumi à Pollock, dans les mots de Whitehead ou de Woringer... une lame au fond, en haut, entre Olan et Sirac, les figures...

9 avril 2020

Montagnes et trois forêts intérieures

A partir du mois de Mai 2020, Maison du Parc des Ecrins (sous réserves !?).



« Montagnes et trois forêts intérieures ... une peinture à la recherche des figures, expression secrète des brumes et des roches qui résonne en formes et couleurs sur canevas et toile libre. Ici, dans les Ecrins, c’est Septentrion qui, à coup de cascade, cogne aux portes, et adoucit de lumière et de glace la violence des humains. Je suis un méridional installé dans le Val de Godemar, dernier Roi Burgonde... » 

Olivier Dalmon, Avril 2020. 
Membre de "HYDRE, réseau des arts visuels des Hautes-Alpes".
Atelier-Galerie Villar Loubière. Sur rendez-vous.